Fadhel Sayed Abbas Hasan Radhi
ARRÊTÉ AU BAHREÏN


Fadhel Sayed Abbas Hasan Radhi est un citoyen bahreïnien.

Le 29 septembre 2016, Fadhel Sayed Abbas Hasan Radhi a été arrêté par les autorités bahreïnies, et a depuis été soumis à de la disparition force. Ni sa famille ni son avocat n’ont été informés des faits qui lui sont reprochés. Le 9 mai 2017, le cas a été transféré à une cour militaire. Il reste exposé au risque de torture et de mauvais traitement. Le parquet refuse de révéler les accusations qui sont portées contre Fadhel, affirmant seulement qu’il s’agit d’une affaire de terrorisme relevant de la compétence du Procureur public. Il s’agit du Office of Prosecution for Terrorist Crimes, créé en vertu des amendements de 2014 à la loi antiterroriste déjà très répressive du Bahreïn. En vertu de la loi modifiée, ce nouveau bureau du procureur est autorisé à garder les suspects en détention provisoire jusqu’à six mois. Au cours de cette demi-année de détention administrative, le défendeur n’a pas le droit de comparaître devant un juge. Le comportement du parquet dans l’affaire Fadhel indique que, même au-delà de ces pouvoirs exceptionnels, cette nouvelle division opère de manière secrète et cache toutes les informations relatives aux détenus « terroristes » à leurs familles et à leurs avocats. Le 23 octobre 2017, les procès de civils devant des cours militaires ont repris pour la première fois depuis 2011. Le jour d’avant, le Procureur militaire a annoncé que trois prévenus, Sayed Alawi Hussain al-Alawi et Fadhel Sayed Abbas Hasan Radhi inclus, ont été accusés d’avoir formé une cellule terroriste ciblant la Bahrain Defence Force (BDF). C’était la première fois que Sayed Alawi Hussain al-Alawi et Fadhel Sayed Abbas Hasan Radhi étaient vus en public depuis leur disparition forcée un an auparavant. Le 25 décembre 2017, la Haute Cour Martiale a rendu son verdict sur 18 prévenus, dont huit par contumace. 6 des prévenus ont été condamnés à la peine de mort, à savoir Sayed Alawi Hussain al-Alawi, Fadhel Sayed Abbas Hasan Radhi, Mohammed Abdulhassan Ahmed al-Mighawi et Mubarak Adel Mubarak Mhanna – un militaire – ainsi que deux autres civils. Ils étaient accusés d’avoir formé une cellule terroriste, de tentative d’assassinat du Commandant en chef de la Bahrain Defence Force et d’autres actes terroristes.

Comme on ne sait plus rien du sort de Fadhel – pas même où il est détenu – il n’est pas possible d’évaluer de manière définitive son état actuel. Les parents ont reçu six brefs appels téléphoniques de Fadhel depuis septembre 2016. Personne, membre de la famille ou avocat, n’a été autorisé à le voir ou à lui rendre visite.

 

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