Hasan Mushaima
Arrêté à Bahreïn

Mushaima est un militant politique et un enseignant. Il s’est engagé en politique au moment des émeutes de 1994 au Bahreïn, durant lesquelles il a été arrêté deux fois. Il a été emprisonné de mars à septembre 1995 puis une nouvelle fois de janvier 1996 à février 2001. Hasan Mushaima est devenue le secrétaire général de la société Haq le 11 Novembre 2005. Il a de nouveau arrêté en février 2007 et enfermé une journée, puis emprisonné encore de janvier à avril 2009. En 2010, Hasan Mushaima a été jugé par contumace pour avoir présumément comploté un coup d’Etat alors qu’il recevait un traitement contre le cancer des poumons au Royaume-Uni.

Le 26 février 2011, Mushaima est rentré au Bahreïn lorsque les accusations ont été abandonnées, mais fut arrêté au cours d’une perquisition à son domicile le 17 mars 2011. Son fils, Ali, a également été jugé par contumace pour des accusations telles que « complot avec des agents étrangers » et encours jusqu’à 15 ans de prison.

Affiliations

  • Membre du groupe “Bahrain 13”
  • Secrétaire-général du mouvement démocratique Haq et membre fondateur de A-Wefaq
  • Le 7 mars 2011, lui, Abdulwahab Hussain (Wafa), et Saeed Alshehabi (Bahrain Freedom Movement) ont formé une coalition pour une république Bahreïnie 

Après ses arrestations le 17 mars et le 22 juin 2011, Mushaima a été condamné à la prison à perpétuité par une cour militaire pour « tentative de renverser la monarchie ». Le 30 avril 2012, une cour bahreïnie a ordonné un nouveau procès. Lors de son audience, le 19 septembre 2012, sa sentence a été maintenue.

Mushaima est en rémission de son cancer des poumons, mais nécessite des traitements afin d’éviter une rechute. Or, il n’y a aucune preuve de quelconques traitements depuis 2014, alors qu’il purge sa peine de prison à perpétuité. En janvier 2018, un médecin du Bahrain Defence Force Hospital a indiqué à Hasan Mushaima qu’il avait besoin de voir un spécialiste du diabète en urgence. Les autorités ne lui ont pas encore donné accès à une consultation. En réaction à ce perpétuel refus de soins médicaux, son fils, Ali Mushaima, a commencé une grève de la faim à l’extérieur de l’ambassade du Bahreïn à Londres le 1er août 2018, qu’il a continué jusqu’au 4 octobre suivant. Le 8 août 2018, les autorités ont emmené Hasan à l’Hôpital du Bahrain Defence Force (BDF) sans menottes, mais Ali rapporte qu’il n’a pas passé d’examens médicaux ou de dépistages pour son cancer. 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *