Mohammed Ramadan
ARRÊTÉ AU BAHREÏN

Mohammed Ramadan est un agent de sécurité de l’aéroport du Bahreïn. Il a participé à des manifestations antigouvernementales et à d’autres activités politiques menées par les opposants à la famille royale au pouvoir, au Bahreïn.

Le 20 mars 2014, Ramadan a été arrêté par les forces de sécurité bahreïnies à l’aéroport où il travaillait, sans présenter de mandat d’arrêt. Pendant quatre jours, la famille de M. Ramadan n’a pas su où il se trouvait. M. Ramadan a été accusé, aux côtés de onze autres prévenus, d’avoir été impliqué dans un attentat à la bombe ayant entraîné la mort d’un policier dans le village d’Al-Deir le 14 février 2014.  Ramadan a déclaré à ses avocats qu’il avait été torturé lors d’un interrogatoire à la Direction des enquêtes criminelles (CID). Il a affirmé que des agents de sécurité l’avaient battu violemment aux mains, aux pieds, au corps, au cou et à la tête. Les tortures ont continué jusqu’à ce que M. Ramadan accepte de signer de faux aveux fabriqués par les autorités. Les « confessions » de Mohammed Ramadan ont ensuite été utilisées comme preuve principale lors de son procès. Ramadan a informé le procureur général de Bahreïn qu’il avait été torturé pour qu’il avoue, mais le procureur a rejeté ses allégations. Il a été renvoyé au poste de police de Riffa, où il a été de nouveau torturé, placé à l’isolement et soumis à des passages à tabac. La torture incluait d’être attaché avec une double ceinture, d’avoir été menottée et obligée d’écouter les autres prisonniers torturés. Le 14 août 2014, cinq experts des droits de l’homme des Nations Unies, dont le Rapporteur spécial sur la torture, Juan Mendez, ont exprimé leur grave préoccupation devant les aveux de Ramadan. Le 29 décembre 2014, un tribunal bahreïni a condamné Ramadan à la peine de mort. Un autre prévenu accusé d’avoir participé à l’attentat, Husain Ali Moosa, a été condamné à mort. Neuf des autres ont été condamnés à six ans d’emprisonnement et un a été condamné à la réclusion à perpétuité. Le 27 mai 2015, une cour d’appel a confirmé la peine. Le 16 novembre 2015, la Cour de cassation du Bahreïn a rejeté le dernier recours de Mohammed Ramadan. La peine de mort a été passée au roi. Si le roi Hamad ratifie la peine de M. Ramadan, il pourrait être exécuté à tout moment. Le 24 novembre 2015, six membres du Parlement européen ont publié une question parlementaire sur les cas de Mohammed Ramadan et Husain Ali Moosa. La question, cosignée par Tanja Fajon, Josef Weidenholzer, Soraya Post, Ana Maria Gomes, Claude Moraes et Julie Ward, membres du groupe socialiste et démocrate, est adressée à la haute représentante de l’UE, Federica Mogherini. Le 4 décembre 2015, l’épouse de Mohammed Ramadan, Mme Zainab Ebrahim Abdalah, a envoyé une lettre de plaidoyer à plusieurs membres du Parlement européen, dans le but d’obtenir l’abrogation de la sentence « injuste et arbitraire » infligée à son mari. Le lundi 22 octobre 2018, la Cour de cassation de Bahreïn a annulé les condamnations à mort des prisonniers politiques Mohammed Ramadan et Husain Moosa et a renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel pour qu’elle soit jugée de nouveau.

El 22 de octubre de 2018, el Tribunal de Casación de Bahrein anuló las condenas a muerte de los presos políticos Mohammed Ramadan y Husain Moosa, y devolvió su caso al Tribunal de Apelación para un nuevo juicio.

 

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