Husain Ali Barbar
Arrêté au Bahreïn

Husain Ali Barbar est un étudiant Barhaïnien de 23 ans, arrêté en 2014 à l’âge de 18 ans. Il fut détenu arbitrairement, torturé et se vit refuser accès à des soins médicaux par ses geôliers. Il est aujourd’hui détenu dans la prison de Jau.

Le 29 décembre 2014, des membres du Ministère de l’Intérieur (MoI) dont des forces spéciales de la police ainsi que des enquêteurs du Criminal Investigations Directorate (CID) effectuèrent une descente au domicile d’Husain et l’arrêtèrent sans procurer de mandat d’arrêt ou de raison pour son arrestation. Il fut emmené au CID ou les services de sécurité le torturèrent pendant cinq jours afin de lui extorquer une confession qu’il refusa de donner.

Husain fut ensuite transféré devant un procureur au Office of Public Prosecution (OPP) et accusé d’avoir allumer un incendie en Octobre 2014. Cependant lorsque Husain refusa de confesser ce crime, il fut retourné au CID, où les agents de sûreté le torturèrent à nouveau, il fut asperger répétivement d’eau froide ainsi que suspendu par les poignets à un ventilateur accroché au plafond. Aujourd’hui, Husain souffre de perte de mémoire, de migraines et d’évanouissements récurrents et de douleurs au dos suite aux tortures subies en son encontre. Après cinq jours additionnels de torture, Husain signa la confession préparé pour lui – et donc obtenue sous la torture et constituant des aveux forcés – et fut transféré en la prison de Jau. Il fut par la suite accusé d’avoir participé à une émeute et d’avoir endommagé des biens de l’Etat – cette émeute, survenue en Mars 2015, vit certains détenus prendre le contrôle d’une partie de la prison après une altercation durant une visite.

Le 23 Novembre 2015, un tribunal Bahreïnien condamna Husain pour tentative d’incendie. Le 25 janvier 2016, il fut condamné – en relation avec l’émeute de 2015 – d’avoir endommagé des biens étatiques ainsi que d’avoir participé à ladite émeute. Il fut donc condamné à un cumul de 15 ans et demi de prison. Durant son procès, le tribunal utilisa la confession – signée par Husain et obtenue sous la torture – comme preuve contre lui.

Le 3 Juillet 2019, vers deux heure du matin, des gardes tirèrent Husain hors de sa cellule et le transférèrent en isolement cellulaire, il fut alors attaché durant quatre jours au cadre du lit par les mains et les jambes tandis que deux officiers le torturaient. Les gardes refusèrent, durant ces quatre jours de le nourrire et l’accès à des sanitaires. Lorsque il fut nourrit, ses mains restèrent attaché et les gardes se sont moqué de lui, l’ ont insulté et harcelé. Bien qu’il ne soit pas sûr des raisons de cette torture et de son isolement, il soupçonne d’avoir été puni pour avoir endommagé accidentellement un téléphone de la prison le 2 Juillet.

Le 9 Juillet 2019, le même jour que le National Institution for Human Rights (NIHR) visitèrent la prison, l’administration sorti Husain de l’isolement cellulaire où il était confiné. Lorsque des membres du NIHR interrogèrent Husain au sujet des douleurs qu’il éprouvait suite aux séances de torture, il refusa de s’exprimer de crainte d’être remis en isolement cellulaire par les autorités de la prison en punition.

Le 8 Septembre 2019, la police le transféra à la clinique de la prison où il s’évanouit. Après avoir reçu des soins, les gardes le déplacèrent au « isolation building » de la prison de Jau où les gardes l’ont abusé, provoqué et ridiculisé. Après son transfers dans ce batîment, Husain n’a pas reçu d’attention médicale bien qu’il continue de souffrir fréquemment de convulsions et de perte de conscience.

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