Khalil AlHalwachi
Arrêté au Bahreïn

Khalil al-Halwachi est un académicien et militant politique Bahreïnien âgé de 58 ans, il est détenu en la prison de Jau. Il fut condamné dans un procès inéquitable et à des motifs politique et a été sujet à des mauvais traitement dont l’interdiction à un suivi médical par les gardes de la prison.

En plus d’être un ingénieur et professeurs, al-Halwachi est un membre fondateur du groupe d’opposition “Islamic Action Society” – aussi connu sous le nom “Amal”. Le ministère de la justice et des affaires islamiques (MOJ) a dissous Amal en 2012 après avoir affirmé que le groupe avait commis de grave violations de la constitution et loi du royaume. Des organisations non-gouvernementale portant sur les droits humains ont cependant désigné cette décision comme un nouvelle manifestation du refus du gouvernement à engager avec l’opposition et sa détermination d’utiliser des lois restrictives afin de faire taire toute opposition politique; après la répression du mouvement pro-démocratie de 2011 par le gouvernement, les forces de sécurité ont arrêté des centaines de membre d’Amal et ont interdit le groupe d’opposition Wa’ad suite à la parution d’écrits politique par le groupe.

Al-Halwachi, qui fut détenu et torturé par les forces de sécurités en 2011 avant d’être jugé et libéré par un tribunal militaire, fut arrêté à nouveau en Septembre 2014. Durant cette arrestation, les agents effectuant la descente de police en son domicile ne présentèrent ni mandat d’arrêt ni de perquisition. Les procureurs Bahreïniens interrogèrent al-Halwachi au sujet de son affiliation passée avec Amal, dont il n’était plus membre – sans la présence de son avocat. Le procureur l’accusa de possession d’une arme à feu à des fins terroristes.

Al-Halwachi, cependant, précise que les autorités l’ont torturé, notamment par une exposition prolongée à de basse températures et l’interdiction d’utiliser des sanitaires. Les autorités ont ensuite forcé al-Halwachi, alors qu’il avait les yeux bandés, de signer une confession qui servi de chefs d’accusation durant son procès. Al-Halwachi a aussi précisé que l’arme à feu dont il est accusé de posséder fut placé par les forces de sécurités Bahreïniennes. Ces allégations – notamment la torture de prisonniers et l’usage de confessions forcés – font parties intégrante du traitement réservé aux activistes et militants politique du royaume.

Durant une audience au tribunal en 2016, al-Halwachi critiqua vivement le système judiciaire – le qualifiant d’injuste. Les autorités le punirent en l’expulsant du tribunal et en l’accusant d’ “insulter le système judiciaire”. Ceci ainsi que son procès – décrit comme une farce par Brian Dooley, le directeur du Human Rights Defenders Program à l’ONG Human Rights First – devraient mettre en lumière le manque de preuves réelles du gouvernement à l’encontre d’al-Halwachi.

Le 23 Mars 2017 – plus de deux ans après son arrestation – Khalil fut condamné à dix ans de prison suite aux chefs d’accusations portant sur la possession illégale d’une arme à feu – arme qu’il déclare comme étant planté par la police. Il fut transféré en la prison de Jau où il a été sujet à des conditions dégradantes et inhumaines de détention. Khalil a déclaré que des prisonniers ont trouvé des insectes, pierres, et des pièces de monnaies dans leur nourriture. Il a aussi déclaré que les gardes apportaient des boîtes vide de Clorox comme verre pour les prisonniers ce qui fut corroboré par de nombreux prisonniers.

Dans la prison de Jau, la santé de Khalil s’est détérioré et il requiert un suivi médical, cependant lorsque Khalil communiqua des difficultés de respiration et demanda accès à la clinique de la prison, les gardes lui refusèrent cette requête. Khalil aussi reçu un traitement médical inadéquat lorsqu’il fit part de ses doutes au sujet d’un possible caillot sanguin, l’administration pénale ne lui permit seulement l’accès à la clinique pénitentiaire malgré la nécessité d’un spécialiste pour cet cas. Additionnellement, après une année de son incarcération dans la prison de Jau, Khalil n’a pas reçu d’aspirine pour prévenir tous caillots sanguins malgré la recommandation de son docteur.

Le 6 Mai 2019, le directeur adjoint du European-Bahraini Organization for Human Rights (EBOHR) Fatima Al-Halwachi, fille de Khalil, a déclaré que la cour de cassation a rejeté l’appel du détenu et maintenue la condamnation de 10 ans contre son père. Le verdict est donc considéré final. Fatima aussi écrivit une lettre au président du Parlement Européen décrivant les chefs d’inculpation contre son père comme fallacieuses.

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